9 Astuces pour guérir le syndrome de la page blanche

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Combien de fois je me suis assis devant l’ordi, mon logiciel grand ouvert sur une page blanche, prêt à écrire LA phrase, je ne sais pas. Rien à faire. Dans ma tête résonnait intensément l’idée, mais impossible de la formuler de façon sexy! C’est le drame de l’écrivain en herbe jusqu’à l’expert. Il est tellement plus facile d’aller siroter un cocktail sur la terrasse ou même mater un film dans un dossier pas très loin…Et si c’était la solution?

A l’école, nous apprenons qu’il faut souffrir pour étudier, à la salle de sport qu’il faut souffrir pour être beau… Nous sommes conditionné pour souffrir. JE DIS STOP!

Disons Stop à la souffrance !

Soyons honnêtes tout de suite, mes meilleures idées je les ai eu sous la douche, pour ne pas dire carrément sur le trône, parfois sous la couette, ou en observant des inconnues dans la rue, mais certainement pas devant un écran blanc qui flingue les yeux. J’aurai tendance à croire que nous sommes joueurs dans l’âme, la passion vient de l’expérience, du vécus, des relations qu’on a avec le monde, avec les gens. On peut construire une idée, la manier pour lui donner sa saveur, mais son origine doit être spontanée, elle provient d’un égarement de l’esprit. Une idée est une créature subtile qui va et vient comme la marée, il faut savoir l’apprivoiser. On a vite fait de s’égarer au milieu d’un tas de choses inutiles et de la brider. Et si cela devenait un jeu? Prendre du plaisir à la modeler, à lui donner corps pour la coucher sur le papier. En me relisant, j’aurai même tendance à dire qu’une idée, c’est presque comme séduire un(e) amant(e), on devrait être à l’écoute de ses désirs et fusionner avec elle, pour ne faire qu’un… Bref je ne suis pas là pour écrire un roman érotique, voici mes 9 astuces pour guérir le syndrome de la page blanche:

1) Le carnet suisse:

On marche dans la rue, on attend dans le bus et PAF, Elle est là. Cette idée, on la répète dans notre tête puis cette fille débarque, embrasant notre inspiration… Et l’idée s’en est aller. Dramatique effet yoyo. Le meilleur moyen de capturer une idée c’est de l’écrire sur une page,  encore faut-il avoir un carnet de notes à portée de main, c’est pour ça que dans l’idéal on devrait toujours en avoir un à moins d’un mètre, que ce soit dans la poche ou sur la table de chevet. les idées ne préviennent pas, elles aiment les entrées fracassantes: soyez toujours prêt (a défaut d’être scout) à les noter.

 

2) Le tableau blanc

Parfois les idées viennent en troupeau et la page du carnet ressemble vite un brouillon. Ecrire les idées c’est bien, les organiser dans l’espace c’est encore mieux! Un tableau blanc permet de dessiner, noter, faire des schémas, mettre des couleurs, et sans un coup de baguette magique, un idée devient un puissant concept, une intrigue. Depuis que j’ai acheté mes trois tableaux, je ne me lasse pas de les utiliser avec ma boite de marqueurs (évitez de laisser les permanents dans la boîtes pour prévenir les surprises. Oui c’est du vécus.) En avoir plusieurs c’est même plus sympa, car on peut les placer à des endroits stratégiques et les observer plus tard (notamment en face du lit ou derrière le bureau) ainsi un simple coup d’oeil à froid, l’esprit reposé, peut faire naitre une idée neuve.

 

3) L’écriture spontané

Le problème de la page blanche, c’est la page blanche, bien sur le curseur nous indique ou écrire mais par quoi commence-t’on? Quel mot va être le fondement de notre œuvre? Cette simple pensée inconsciente ou non est terrifiante! La solution est simple, débarrassez-vous de cette crainte en marquant n’importe quoi, le premier mot qui vous passe par la tête et enchainez… Des phrases,  ou simplement le mot en boucle. Dans l’idéal, prenez l’idée centrale de votre récit et notez-là, encore et encore des centaines de fois si il le faut, l’important c’est que vos doigts dansent sur le clavier. Jusqu’à ce que notre cerveau se connecte avec notre main, c’est une sorte de synchronisation, parfois c’est simplement le corps qui a envie de faire des choses différentes.
Connaissez-vous ce rituel sur les grands chantiers d’inviter une personnalité pour poser la première pierre? C’est le même geste symbolique, pour créer la motivation sur le chantier, cette pierre sera la fondation de toute l’œuvre, et son point de départ évident.

 

4) Le hold-up

“Haut les mains, soyez malin et tous se passera bien!” Pour cette technique vous aurez besoin d’un bon mètre carré d’espace et une belle pile de post-it. On dégaine les idées plus vite que son ombre. Le but est d’oublier la censure et de libérer son inspiration, débrider notre esprit. J’ai découvert cette technique avec Make sense, ils organisent régulièrement des Hold-up pour aider les entrepreneurs à réinventer leur projet . Le principe est simple, vous prenez l’idée centrale et vous écrivez une dizaine de questions autour sur une page.  A chaque question, vous écrivez une idée, un mot qui vous vient à l’esprit sur un post-it, en enchainant pendant 5 minutes, tout ce qui vous passe par la tête, même si ça n’a aucun rapport.  Au bout d’une heure ou deux, vous vous retrouvez avec des centaines de post-it qu’il ne vous reste plus qu’à sélectionner et organiser en fonction de leur pertinence. L’astuce c’est qu’en les relisant, votre esprit fait aussi le travail d’organisation et c’est là que les idées deviennent fertile.

 

5) Une ballade dans les bois

Parfois ça sert à rien de s’arracher les cheveux devant son ordi (sauf si vous aimez le look chauve). Notre esprit à aussi besoin d’air frais, de sensations pures. Il faut savoir faire une pause et faire autre chose. Laissez les idées venir à nous. Quoi de mieux qu’une ballade en foret, loin du stress de la ville, laissez une une organisation harmonieuse sublimé vos sens, de couleurs, de sons, d’odeurs, de textures… vos fesses endoloris par des heures assis sur un siège inadapté, retrouve du sang neuf et toutes ces toxines accumulées sont évacuées alors que de l’oxygène remplis tous l’organisme. Laissez notre esprit vagabondé au gré du temps qui passe, puis parfois posons-nous des questions. On est à l’extérieur de chez soi, comme de son œuvre, position idéale pour prendre du recul. (Pensez à prendre votre carnet, il y aura surement une page à remplir)

 

6) Trouver un refuge

Parfois, une pause est insuffisante, on peut avoir un besoin de fuir tous ce qui nous entoure. On s’en rends compte souvent que lorsqu’on est déjà ailleurs. Il faut essayer de trouver un endroit apaisant, un endroit propice à la recherche, loin du stress, loin des dérangements, un petit jardin secret pour se plonger entièrement dans son monde.  Là où noircir des pages devient un plaisir. Un café, une bibliothèque, une chambre d’hôte, une cabane au bord d’un lac… Ou même les toilettes. (Je ne sais pas pourquoi c’est l’un des endroits les plus inspirants, on est si vulnérable entre ces quatre murs étroits et les autres le savent peut-être inconsciemment.)

 

7) Admirer les passants

Un peu de nouveauté dans notre vie, ça fait du bien, pas besoin de fuir le monde, au contraire, il suffit parfois de se taire et d’observer, sur un trottoir, une terrasse, un banc… Un geste, une parole, une rencontre, un objet, il y a tant d’inspiration dans le quotidien. Encore faut-il prendre le temps de voir.

 

8) l’apéro entre amis

L’inspiration se nourrit du quotidien, une oeuvre c’est aussi des tranches de vie. Rester dans son coin c’est bien mais quoi de mieux pour donner vie à son œuvre que de vivre? Etre curieux c’est la clef du succès, contrairement à ce qu’on enseigne à l’école, ce vilain défaut offre tellement de recul sur ce que nous sommes et offrons. Posez une question à un ami… Ou mieux à un inconnus, aura toujours une meilleur réponse que celle qu’on aurait proposer. Et si ce n’est pas celle qu’on attendait au moins elle nous orientera vers une piste intéressante.

 

9) Les confidences sur l’oreiller

Et puis vivre c’est aussi stimuler son cerveau, de l’air c’est bien, mais de l’endorphine c’est encore mieux! Cet instant précieux qu’on gâche tant de fois entre les draps, après les ébats. Je ne comprendrai jamais cet étrange sentiment de pouvoir conquérir le monde, bâtir l’avenir après avoir conquis notre partenaire. Comme si il/elle nous avait ouvert les portes d’une partie secrète de notre esprit, si puissante que nous imploserions sûrement en l’utilisant au quotidien… Hélas cela ne dure quelques minutes, mais on pourrait changer le monde en quelques minutes!
NB: A défaut d’être accompagné, vous pouvez aussi compter les idées… Elles sont moins poilues que les moutons mais toutes aussi frivoles. Rien de tel qu’un plafond comme tableau allié à la nuit pour porter conseil. Si parmi le lot une se distingue au point de vous procurer un “orgasme littéraire”, saisissez votre carnet! Ces idées là attendent rarement l’aube pour se blottir entre vos mains agiles.

Rappelez-vous que le plus dur c’est le PREMIER mot, remplissez votre page blanche, quoi que ce soit, même si c’est absurde… Inscrivez votre idée originelle et fixez une page “bac à sable” pour vous amuser. Aucune règle, aucune contrainte, que de la liberté pure. Une fois le chantier démarré, on a fixé la base et on visualise mieux l’objectif. Je parle de mon expérience mais la vôtre m’intéresses aussi, que pensez-vous de ces techniques? En avez-vous d’autres à partager?
NOTE: On a vite fait de tomber dans la procrastination, on se lance dans une nouvelle activité, on regarde l’heure “Quoi? ça fait 4 heures que je suis sur YouTube… Je devrais m’y mettre.” et on a zappé cette idée qui avait illuminé notre journée. Je suggère l’utilisation d’un minuteur de cuisine, ça sert autant à cuire à point le poulet que notre cerveau, abusez-en! C’est un outil indispensable pour votre activité, un pont entre le rêve et la réalité.

 

imagination -Nikulina helena (deviantart)


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