Avec ou contre toi: quelle importance?

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Choisir son camp, c’est un peu le grand but de notre vie. Devenir bon, devenir mauvais, s’isoler dans son coin. Quoique nous en pensions, nous avons évolué dans une société dualiste. Manichéennes certains diront (mais définir le monde selon le point de vue d’un auteur vieux de plusieurs siècles, c’est réduire énormément l’idée.).

 

« La vie est une éternelle découverte. »

 

Pourquoi doit-on choisir un camp ? Lorsqu’on découvre le monde, on découvre notre potentiel et les différents outils à notre disposition. Nous avons la chance de vivre dans un monde de plus en plus complexe. Il faudrait plusieurs vies pour maitriser l’ensemble d’entre eux et même après avoir réussi, on en aura développé d’autres entre temps, parce que le monde aura changé. La vie est une éternelle découverte. Lorsque nos ancêtres vivaient à la préhistoire, les compétences qu’ils pouvaient développer leur suffisait parfaitement à être autonome dans leur environnement, car le niveau de vie était assez modeste. Lorsqu’on doit bouger d’habitats tous les mois, voir chaque semaines, on ne prend que le nécessaire avec soi. Aujourd’hui, il faut bien prendre conscience que l’individu lambda à un niveau de vie bien plus riche qu’un roi du 17 ème siècle. Pour une petite somme d’argent, il a accès à l’eau chaude, l’électricité, les chaines satellites, des livres imprimés, des vêtements adaptés, des soins réguliers, voyager à l’autre bout du monde, et même la possibilité de créer son entreprise, là où a l’époque les compétences n’étaient pas toujours disponible à moins de dépenser une fortune. Nous sommes l’addition du travail de centaines de générations cumulées. Nous avons la possibilité d’acheter une maison confortables avec un prêt, mais la construire c’est une autre histoire…

Steampunk-Scientist-Posters

Voila où je veux en venir, beaucoup d’activités aujourd’hui nécessite une équipe, pour produire de la richesse, construire notre patrimoine, nous devons réunir des gens avec des compétences complémentaires. Un homme (ou une femme) seul ne peut pas construire des bâtiments comme des immeubles ou des opéras, ça lui prendra trop d’énergie et de temps, sans parler des compétences qu’il doit apprendre. La communication fait partie de nous. Accéder à la plupart des choses de notre monde, nécessite de la négociation. Et pour négocier, il faut un minimum de confiance. La confiance s’acquiert en créant des liens. Mais est-ce que nous avons réellement besoin de tout ça ? Est-ce que nous pourrions vivre sans ? Bien sur, toutes ces choses qui nous entourent sont d’abords des croyances. Nous leur accordons de l’importance parce que cela fait partie de notre mode de vie.

Nous nous accrochons à ce mode de vie, c’est notre culture, notre histoire. Lorsqu’une partie d’elle s’effondre, nous voulons la protéger, c’est normal. Sauf que nous partageons des souvenirs communs dans cette histoire, nous avons été plusieurs à réaliser cette aventure alors lorsque nous avons des choix à faire, nous allons négocier pour en garder le maximum, que ce soit le matériel ou les amis. Alors nous leur posons cette question ? « Es-tu avec ou contre moi ? »… la suite m’a toujours fait sourire « Si tu n’es pas avec moi, tu es contre moi ! » Pourquoi ? Nous prenons nos décisions et démarrons une nouvelle aventure, avec toutes ces inconnues, alors pourquoi ajouter des ennemis à la liste ? Le monde est tellement riche, les chemins à parcourir tellement nombreux, on dit même qu’ils mènent tous au même endroit, voir carrément qu’ils nous ramènent à la maison. (La terre est ronde parait-il). Nous pouvons nous séparer à un moment et nous retrouver plus tard, rien ne l’empêche ? Alors pourquoi nous obstinons-nous à séparer les choses ? Est-ce l’envie de commencer une nouvelle vie sans laisser aucune trace ? Pourtant celui que nous sommes aujourd’hui est le fruit de ces expériences. Personnellement je ne pense pas qu’on puisse oublier les gens qu’on a aimé… A moins d’avoir une amnésie, mais c’est un autre problème. Elles feront toujours partie de nos vies, c’est juste plus vident lorsqu’il y a des enfants entre nous. La vie est tellement riche, avec tellement de nuances, c’est normal que nos affinités changent, qu’on ai envie de découvrir le monde, surtout quand on apprend à quel point il est vaste. Réduire ce que nous sommes à des choix, est-ce vraiment nécessaire ?

 

God vs Devil - sarsanaga (déviantart)

L’éternel bien contre le mal, et si c’était l’inverse ? Je me suis toujours demandé, pourquoi le paradis est en haut, et pourquoi l’enfer est en bas, c’est vrai c’est effrayant de s’envoler, alors que la spéléologie c’est cool. La Terre bâtie des merveilles, même si elle a horreur du vide et qu’elle a tendance à combler les trous. Les camps ne sont qu’un assemblage d’intérêts individuels et on le voit très bien lors des campagnes politiques. Chaque partit mettra en avant les problèmes qu’il considère les plus important à régler avec ses propositions… A vrai dire je n’ai jamais compris cette notion de partis politiques et ni comment on peut voter de cette manière. Parfois les meilleures solutions viennent de la gauche et d’autres de la droite… La complexité de notre monde fait qu’ils ont tous tord et raison à la fois… Tout est une question de priorité. A notre échelle c’est pareil. Comment mettre la priorité sur nos objectifs personnels ? Est-ce notre aventure ou nos proches ? Souvent l’éducation vise à nous apprendre à protéger les nôtres, rarement à les ignorer. Alors lorsqu’un ami prend une décision contre nos intérêts personnels, nous le voyons comme un monstre… Les camps que nous imaginons serait-ils une construction de notre esprit ? Lorsque je regarde le monde et ses habitants, je ne vois ni mal, ni bien, je vois seulement des gens qui s’aiment et qui se detestent, parfois les deux.

flying noodle shop - engkong668

La plupart du temps nous ignorons ceux qui nous entourent. A la simple portée de nos sens (500 mètres à portée de vue), nous croisons des centaines de personnes. Combien en connaissons-nous ? Une dizaine grand maximum, doit-on forcément classer tous les inconnus parmi nos ennemis ?
Personne ne fait ça, du moins je l’espère, la vie est si courte diront certains. Il n’y a pas assez de temps à détester les gens et trop de choses à découvrir. Alors peu importe le camp qu’on me demandera de choisir, ce sera toujours le mien, libre à chacun de monter dans le bateau ou d’y descendre. Aimer c’est aussi ça, savoir laisser les gens choisir leur bateau (ou un autre transport) et la direction de leur aventure.


« Nous ne pouvons posséder les gens, au mieux nous partageons un petit bout de chemin en leur compagnie. »


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