Chasse à la momie

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J’étais au milieu d’une grande place intérieure, une salle de musée ou une bibliothèque. Il y avait de nombreuses personnes de tous les gabarits et tous les styles admirant les objets sur les tables. Ils étaient si joyeux alors que de mon coté, il y avait de la tension dans l’air. J’étais en uniforme et je parlais avec des collègues via une oreillette… Il y avait eu plusieurs enlèvements mystérieux, la vie des victimes semblaient avoir été aspiré jusqu’à les dessécher. Cette affaire n’est pas récente, je suis sur le qui-vive car j’avais déjà enquêter dessus, une dizaine d’années auparavant. L’établissement était un vieux bâtiment stratégique, avec de nombreux passage secrets débouchant sur la pièce. Alors que je suis plongé dans ma réflexion, il surgit de l’autre coté des tables, une créature atroce, décharné, des lambeaux de tissus pendant à ses membres. Pourquoi fallait-il que ce soit une momie?…

 

Tout le monde hurle, la panique s’installe, la momie peut faire son affaire tranquillement. En quelques secondes une tornade de poussière déboule dans les couloirs pour s’enfuir. “Il est là!” Hurle quelqu’un. Je cours à sa poursuite, si vite que j’ai l’impression d’être un champion olympique, j’enchaîne les allées et les couloirs, jusqu’à arriver à une impasse. D’autres personnes en uniformes me rejoignent. “Il a disparut” entendis-je dans mon dos. Je sais qu’il est de l’autre coté de ce mur, je tâtonne les briques du mur. “Qu’est-ce que tu fais?” me demande une collègue. Un clic résonne. “Ah voila!” et le mur coulisse laissant apparaître le reste du chemin, couvert de poussière, de toiles et d’une odeur de moisis, environnement idéal pour pister les traces de l’individus sur le sol. La course-poursuite reprend, je débouche sur des petites pièces où sont accrochés des portraits cauchemardesques, les précédentes victimes prisonnières de leur calvaire à travers leur portrait. Il semble que la créature capture leur essence en les emprisonnant dans des toiles, c’est une très vieille magie, celle qu’avait utilisé Dorian Grey. Un bruit sourd résonne, j’identifie sa provenance et je reprend mon chemin. Quelques dizaines de secondes plus tard, je surprend la momie et me jette sur lui… (va savoir à quoi on peut penser quand l’adrénaline nous prend au tripes.)

 

Alors que j’entre en contact avec la créature, je me retrouve dans son corps, quelques temps après. Le décor est complètement différent, nous sommes à l’extérieur dans une prairie, en dehors de la ville. Je sens le vent et le soleil, me bruler la peau. Il y a plein de gens autour de moi, ils se méfient mais sans plus, comme si j’étais quelqu’un d’autre. J’ai tellement soif, je veux retrouver ma vigueur d’antan, ma peau desséchée tombe en poussière à chaque geste. Il y a un lac où viennent se baigner les touristes juste à coté. Je n’ai qu’une envie, me jeter à l’eau. Tout ce qu’il y a autour n’a plus d’importance. Je franchis les vaguelettes et je plonge intégralement dans l’eau, mon corps sombre dans les profondeurs. Je sens mon corps reprendre vie, mes muscles et ma peau se reconstituer, la puissance m’envahir… A la seconde d’après, je change à nouveau de corps pour voir à travers les yeux d’un touriste, la momie surgir des flots… La vrai momie, Imhotep, comme dans le film, et le carnage recommence. Tous le monde s’enfuit en courant, hurlant tandis que certains tombent sur le sol, desséchés comme sur les tableaux.

 

Je me réveil à cet instant et je me questionne. Au delà de la cohérence du rêve, ce qui me surprend vraiment c’est la logique cinématographique. Endormis j’étais à fond dans l’histoire, pas seulement parce que je voyais de mes propre yeux mais surtout parce que certains détails étaient mis en avant. Le passage secret par exemple, j’avais fait un zoom sur la brique du mécanisme.  Ou même le changement de personnage à l’arrivée de la momie, le timing était parfait! Chaque jour je m’étonne un peu plus des rouages de mon esprit. Et si nous pouvions mémoriser des règles universelles à force de vivre des expériences, sans même s’en rendre compte? Ou est-ce simplement mon esprit dans le format du rêve qui m’a stimulé comme il faut? Pourtant il y a une certaine logique, les scènes n’arrivent pas au hasard…


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