Créer une start-up: de l’idée à la structure

Partager l'article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Il y a 3 ans (Mars 2015), j’ai quitté mon job, parce que je savais que si je continuais, ma santé en prendrait un coup, une raison parmi tant d’autres. Après 18 mois, j’ai tous lâché, pour “respirer”. J’ai passé presque 2 ans à travailler dans quelques mètres carrés, un endroit où s’accumulait la poussière et la chaleur en arrière-boutique. Heureusement pour moi, j’étais économe. J’avais mis pas mal de sous de coté. Le problème c’est que je n’ai jamais su quoi en faire. Comment aurais-je pu imaginer les formidables opportunités qui s’offraient à moi? Le monde de l’entrepreneuriat, créer son entreprise, me paraissait l’outil de personnes sortis tout droit de grandes écoles de commerce… Alors il ne me restait plus qu’à voyager, mais ça non plus je ne savais pas le faire. J’ai pris ma voiture et je suis partis dans le seul endroit que je connaissais: la Corse.

J’ai posé mes valises, et commencé à m’entraîner. cela faisait des années que j’entendais parler d’un chemin mythique pour visiter le pays de l’intérieur, réputé très durs. J’ai remplis mon sac de bouteilles d’eau, chaque jour j’en rajoutais une jusqu’à atteindre 20 kilos, en marchant plusieurs heures. Au bout d’un mois, j’ai remplis mon sac du nécessaire, puis je suis partis sur le GR20. Après avoir observé une grande diversité de lieux et  fait des rencontres incroyables, je suis rentré a l’appartement. Disons le, j’étais très mal préparé et la plupart du temps, je fonctionnais plus à la volonté qu’à la force physique. Je suis rentré avec les genoux en vrac, mais ça restera toujours une très belle expérience. J’ai plus appris en un mois qu’au cours des 10 dernières années, surtout en anglais, après avoir voyagé une semaine complète avec une allemande et un canadien. Ca a fait un déclic étrange dans ma tête, comme si mon cerveau s’était reconfiguré pour extraire plus facilement mes vieux cours d’anglais à la communication quotidienne. Si j’avais su… Et je n’étais pas au bout de mes surprises.

Enfin les opportunités se présentaient à moi. Quelques mois plus tards, on me proposait de partir en Asie, un voyage effrayant pour moi qui ne sortait quasiment jamais de mon pays, pour ne pas dire de sa ville. Et pourtant, encore plus que la Corse, c’était incroyablement enrichissant, c’était à l’opposé de notre mode de vie. très chaud, très souriant, très diversifié, très coloré, très calme… bref tout ce dont j’avais eu besoin pour rester le type simple que j’ai toujours voulu être. Ces dernières années, j’ai appris à être plus attentif, observer pour comprendre le monde. Et je voyais des choses de plus en plus étrange. Cette fracture entre l’occident et l’orient. J’étais presque le seul à lire les nombreux panneaux d’informations sur les sites touristiques… Les gens se contentaient de prendre des photos et de raconter leurs aventures à leur amis: du voyage fast-food… Du “fast-travel”, “un petit tour et puis s’en va”, du tourisme. Ou alors chaque endroit que je visitais, je devais boire une bière, fumer, jouer aux cartes. Des choses simples et universelles, le premier pas pour rencontrer l’autre. Mais ça m’ennuyait, j’en voulais plus, ne pas avoir à résumé la vie à ces choses. J’avais cette question qui me trottait dans la tête: ” Qu’est-ce que je peux faire pour améliorer le monde.” Vivre là-bas était “paradisiaque”. On allait à son rythme, mais ça n’empêchait pas les problèmes divers des locaux, les mêmes problèmes que nous avions chez nous au final. J’ai observé les similarités, toutes ces années, à économiser mon argent, l’utilisez uniquement pour des besoins immédiat… J’ai observé mon pays de l’autre bout du monde et j’ai pris du recul sur ma situation, sur la situation du monde. Un vaste engrenage, qu’un seul petit grain de sable peut tout chambouler. Nous sommes de plus en plus connectés, physiquement et spirituellement. Par spirituel, je ne parle pas de religion, je parle de la confiance que nous accordons à nos voisins, aux étrangers. Les solutions que nous pouvons trouver en groupe sont beaucoup plus vaste que celle que nous trouvons seul.

Pendant deux ans, je me demandais quel projet je pouvais concevoir pour améliorer le monde. Je ne savais pas comment faire mais je savais que d’autres savaient. Il me fallait juste l’idée. “De quoi avons-nous besoin?” “Qu’est-ce qui nous manque et quelles sont nos ressources?” voilà les questions à se poser, les questions que j’observais chaque jour en Asie. Les réponses trouvées étaient surprenantes, innovantes, j’ai pris conscience de la richesse de la différence. Après être rentré en France, j’ai continué à cherché. J’ai écrit des idées sur des tableaux et j’ai trouvé des adresses.Un peu par hasard d’ailleurs. “Aide-toi et le ciel, t’aideras” comme dit le fameux adage. J’ai toujours douté de cette philosophie mais il semble que lorsqu’on persevere dans son domaine, les opportunités ne peuvent que se présenter à soi, surtout à l’ère numérique. J’ai découvert Convergences, ticketforchange, Avise, BGE, Live for good, Share-it, mais aussi Coursera qui permet de suivre des cours en ligne (gratuitement) sur des domaines assez pointus et divers, un site parmi tant d’autres…

.
L’ESS, l’économie sociale et solidaire, est une révolution sociale et technologique, celle que nous attendons tous peut-être. Chacun peut-être porteur d’un projet, plus ou moins locale. L’entreprise est ouvert à tous aujourd’hui et plus seulement aux experts, ou pour être exacte, nous pouvons tous devenir des experts. Il suffit juste d’un peu de volonté et de curiosité, alors lancez-vous! Voici mon projet (hésitez pas à donner votre avis):

 

 

FORESTMAKER

« Les arbres, ça vous branche ? »


OBJECTIFS :

1) SIMPLIFIER la connexion entre les acteurs
2) TRANSMETTRE les savoirs « sauvages »

3a) AUTOFINANCER les parcelles

3b) REVALORISER l’artisanat local


« On devrait passer une part de son temps avec ses mentors, une part avec ses élèves et la dernière avec soi-même. »

CONCEPT :

Une plateforme de reseau sous forme d’application mobile avec un système de badges (domaines de compétences/ressources) pour connecter plus simplement les saisonniers et les propriétaires forestiers (ou autre terrain sauvage), grâce à l’appuie d’experts et des partenariats sociaux (transport, recherche, mécénat,…)


ERGONOMIE :
L’utilisateur doit pouvoir trouver un projet en moins de 5 minutes, avec la possibilité d’acquérir de l’expérience sur le terrain.

Recherche => Lecture => Postuler => Confirmation => Valider le contrat
NB : possibilité de WWOOFing pour des conditions minimales.

PREMIERE EXPERIENCE :
_ L’application doit répondre à un besoin urgent de trouver un travail et/ou de «changer d’air». (Contrat à la semaine/mois, renouvelable si besoin)
NB : Développer la possibilité de jongler rapidement entre deux contrats.

_ Elle participe à la découverte d’autres domaines et la transmission de connaissances « ancestrales » (et nouvelle) pour des personnes qui en ignoraient la possibilité (milieu urbain / immigrés / autres).

_ Gagner sa vie (argent/service), juste en valorisant son OPA.

(Observation / Prudence / Adaptation )
NB : Développer la possibilité de financer ses études/son projet (long terme).
Réduire la possibilité d’avoir à choisir entre étudier
ou travailler.


« Chaque professeur devrait passer un peu de temps au fond de sa classe. »

GESTION:
1) PLATEFORME:

Tout d’abords, la première équipe créer et optimise l’outil de communication

_ CONNECTER les saisonniers et les projets grâce à l’application
_ LOCAL pour stocker le serveur et les bureaux. Faciliter l’entretien, la mise à jour et l’actualité du réseau.
_ ARCHIVES : Tenir à jour les objectifs et les comptes de l’entreprise, évaluer la situation, optimiser les décisions.


2) MEDIATEURS:

Une deuxième équipe est mise en place, plus mobile pour soutenir le reseau.
_ GESTION de la relation des sites et des acteurs par téléphone/mail ou sur place
_
JURIDIQUE définir le cadre légal du réseau et ses acteurs

Long terme :
_ OUTILS : des tableaux et procédures déjà prets pour remplir rapidement
_ MOBILITE : les médiateurs seront répartit si possible par région, pour couvrir une zone de 100km de rayon pour être sur place en quelques heures n’importe où en France (voir à l’international).
NB : possibilité de travailler à distance (chez soi)
_ OBSERVATION : Ils ont aussi pour mission de rendre compte du bon état des sites et leur gestion (financement ou autre nécessaire?).


3) FONDATION « batisseurs de forêts »:
(organisation?)

Une fois le reseau local en place, agrandir l’équipe et ses moyens :

_ FINANCEMENTS aller à la rencontre des mécènes

_ PARTENARIATS trouver des échanges de bons procédés.

_ CONFEFERENCES partager l’expérience, trouver des solutions

communiquer avec le grand publique, ateliers

_ FORMATIONS soutenir ceux qui veulent s’investir plus sur les zones sauvages

_ ACTUALITE: informer les membres (et publique) des résultats annuels

_ SITES PRIORITAIRES : mettre en avant les sites nécessitant des moyens urgent (mise en place, climat, parasite)
_ LABEL QUALITE indépendant et gratuit pour valoriser les sites

_ BOURSE : soutenir les projets individuelles pouvant apporter une solution aux futurs des zones sauvages.

OUTILS :

1) INSCRIPTION rapide avec sélection de 3 badges de compétences principaux

2) VISIBILITE plateforme ergonomique pour trouver en 5 minutes

3) TUTORIEL, création d’un personnage (fun) pour présenter l’appli rapidement

4a) OFFRES simples et clair, actualisées tous les mois (MAJ et archivage)

4b) AUTOMATISATION des offres grâce au calendrier personnalisé (?)

5) CARTES des sites avec filtres par département et ressource

6) CREATION des sites et offres optimisés avec candidatures en 1 clic

7) BADGES pour identifier compétences et offres en un coup d’œil

8a) CALENDRIER des ressources: projets sur l’année, sites concernés
8b) FOREPEDIA : guide des ressources, description et tâches à réalisées

9a) MEDIATION trouver des solutions entre les acteurs en conflit.
9b) CHARTE DE CONFIANCE définit les valeurs transmises par les utilisateurs de la plateforme et des conseils sur le terrain (matériel, accès au site, organisation)

10) NEWS hebdomadaires, cultures en cours, actualité de l’application


NOTES :

_ Créer des badges pour les diplômes spécifique (?) (engin/outil motorisé)

_ Nombre de badges limité: définir la fonction (domaines / compétences / …)

_ Vérifier (et amélioré si besoin) le cadre juridique entre les acteurs (assurance)

_ Définir le salaire des saisonniers (minimum)?
PROJETS associés à l’application:

_ PARTENARIATS faciliter contacts et produits d’autres secteurs (ex: accès site)

_ LABEL QUALITE (gratuit) valoriser nos ressources locales

_ DONS par publicité ou monnaies diverse pour soutenir nos sites favoris

_ EVENEMENTS pour renforcé les liens et les connaissances entre les membres.

_ ECOTOURISME programme de logement avancé sur les sites pour favoriser la découverte de l’environnement local.

RESSOURCES:

_ Bois / Planche

_ Écorce / Sève / Feuilles

_ Fruits / Graine

_ Fleurs

_ Huile essentiels

_ Miel

_ Champignons

_ Gibiers
_ Élevage
_ Poissons
_ Plantes aquatiques
_ Terre/ Argile/ Pierres

_ Écotourisme

DURABLE:

_ Air

_ Eau

_ Température

VALEURS :

« 1/3 pour l’homme, 1/3 pour les animaux et 1/3 pour la nature »

Créativité, Respect, Enthousiasme, Partage, Ecologie (C.R.E.P.E)

les valeurs idéales pour une sylviculture raisonnée et durable.
La nature est une formidable technologie à la portée de tous.

Les connaissances, des services, des rencontres, des souvenirs, sont la clef d’une entreprise florissante.
Investissons dans l’avenir, investissons dans les forêts, les zones sauvages et dans l’humain.

Concept développé, le 20/12/17


Partager l'article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    1
    Partage
  • 1
  •  
  •  
  •  
  •