Découvrir notre sphère d’influence

Partager l'article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les sens à l’origine de la mémoire:

Le monde est une chose vaste et complexe. Qui pourrait dire ce qui nous entoure vraiment lorsqu’on nait… Les premières années de notre vie, notre cerveau accomplit un travail colossale. Il y a tout à faire et définir. Il absorbe toutes les données, comme une image, et les compare pour avoir des références… C’est le principe du « deep learning » qu’utilise aujourd’hui nos machines les plus complexes, elles ne sont ni plus ni moins que des enfants en plein apprentissage.
Bien sur, notre cerveau est mieux optimisé. Compte tenu de la multitude d’informations que l’on perçoit (des centaines de milliers chaque jours), nous ne pouvons garder en mémoire toutes les informations alors il les classe par priorité grâce à un subtile patchwork qui permettra de les retrouver grâce à des éléments de comparaison de notre environnement “Ah, tiens, ça me fait penser à…”.
mémoires
Une idée apparait comme ça parce, parce qu’un détail de l’environnement nous fait penser à un truc que nous avons déjà vu et puis nous imaginons comment il serait autrement… En fait je me demande si notre imagination n’est pas le fruit des constructions de l’ensemble de nos ancêtres, de la même manière qu’il est plus facile d’appréhender notre environnement après l’avoir parcourus de long en large. Acquérir de l’expérience, que ce soit sous forme de ressentit, de lecture ou d’écoute des autres, ça permet de définir des repères dans notre existence, connaître nos limites et la possibilité de les améliorer.

processus deep learning
(Image capté par l’oeil => traitement [dans notre cerveau] des espaces entre les éléments => lois cachés du réseau neural => prise de décision => Entrainement global, (répétition du processus beaucoup de fois)

Qu’est-ce que la « Sphère d’Influence » ?

c’est la capacité d’un individus à agir directement sur son milieu. C’est la zone que nos sens peuvent percevoir sans l’usage de médias. Pour des raisons d’efficacité, on la limitera à la distance parcourus en une journée (aller-retour).
S.I instantané : 5 mètres (Maison, accès 1 minute, 5 sens)
S.I optimum : 50 mètres (Quartier, accès 10 minutes, 3 sens : Vue/Ouïe/Odorat)
S.I souhaitable : 5 kilomètres (ville, accès 1heures , 2 sens : vue/Ouïe)
S.I concrète : 50 kilomètres (région, accès 10heures, véhiculé)
NOTE : pour une entreprise, on multiplie ces distances par 100 (procédures/outils de qualité)

La sphère d’influence est une bulle imaginaire qui nous entoure à chaque instant. elle mesure plus environ 500 mètres de rayon, selon notre vue. La plupart des informations que nous recevons sont ressentis à 50 mètres, c’est là ou tout se passe.  Aujourd’hui où tout est connecté, j’ai l’impression que notre monde est tout petit, je sais ce qu’il se passe rapidement à l’autre bout de la planète… Pourtant ce n’est qu’une infime part des informations. La majorité à été traité par les journalistes sur place (c’est à dire garder uniquement les informations qu’ils jugent intéressantes.) Par conséquent, seul ce qui se passe à moins de 100 mètres de nous  est réellement traité.Tout ce qu’il y a au delà est une illusion avec plus ou moins de vraisemblance. Pourtant même dans cette sphère, nous filtrons nous-aussi les informations. Il y a beaucoup de détails, qui n’apportent pas grand chose à notre prise de décision, comme les différentes teintes de couleurs dans la végétation, nous l’oublions quasiment immédiatement après les avoir vu pour ne retenir que quelques nuances de couleurs élémentaires. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que même dans une discussion sur des idées majeurs nous allons traiter les informations, encore plus du au fait qu’elles sont immatérielles. Savoir cela, c’est comme installer un nouveau filtre qui permet de choisir mieux nos idées. 

sphere homme

 

La surexploitation de la vue :

Aujourd’hui 80% des informations (au moins) que nous percevons sont du à la vue. Si nous pensons à quelque chose, nous visualisons une image la plupart du temps. Encore plus à l’ére du digitale. Pourtant nous avons d’autres sens, et je me demande même si il yen a plus que l’ouïe, le toucher, l’odorat et le gout… on pourrait inclure l’instinct et la temporalité, et surement d’autres. L’instinct c’est ce sentiment que la situation est différente de notre perception direct. La temporalité, c’est sentir qu’une situation dure plus ou moins longtemps dans une période de temps définis.
Les souvenirs sont important, car ils permettent d’apporter des solutions à notre quotidien, lorsqu’une situation se représente. Cela arrive souvent, étant lié principalement à l’espace, on aura tendance à imaginer les détails qu’on a vu. Mais la plupart du temps, nous accordons peu d’importance aux sons, odeurs, textures ou gouts. Ils entrent très rarement dans la solution, sauf pour des domaines spécifiques, comme la musique ou la cuisine. L’évolution à améliorer notre vue à un niveau de qualité extraordinaire. Pourtant dès que nous sommes dans le noir, nous sommes privés de l’essentiel de notre perception, c’est presque comme si nous mourrions.

Nous avons tous cette peur du noir, ou nous l’avons eu enfant, privé de repère, il pouvait tout arriver…
Il y a 2 ans, je passais près d’un temple et j’ai vu ce trou dans la roche, à peine plus grand que moi. Les grottes m’ont toujours fasciné. Il n’y a pas de règle de constructions, elles sont toutes différentes et pourtant elles ont toutes la même atmosphère. Cette grotte était artificielle, creusé à la roche. Un tunnel serpenteux, d’une trentaine de mètre qui débouchait sur une petite cache, ou était posé un tapis. C’était de toute évidence un lieu de méditation. Alors j’ai repensé à l’enfant que j’étais à la nuit tombé, il y a 20 ans. Je me suis assis sur le tapis et j’ai éteint la lumière. Pas un bruit, et une obscurité totale… Je sentais juste l’air humide autour de moi et au bout de quelques minutes, un immense vide angoissant m’a envahi. A cet instant précis, c’était comme être avant la naissance de l’univers, a chaque instant, il pouvait se passer n’importe quoi. Je me sentais comme un créateur dans mon univers personnel. Et c’est là que j’ai compris la puissance de ce lieu. Après l’angoisse vient la paix, on apprend à domestiquer l’obscurité, et peut-être même plus encore. Je regrette de ne pas avoir eu plus le temps d’explorer les capacités de cette grotte.Ce jour-là, nous visitions le temple au dessus de la grotte et sa “batcave”, la caves aux chauve-souris sur le versant de la montagne à quelques dizaines de mètres… Au crépuscule, des millions de chauves-souris s’envolent pour  chasser leur nourriture dans la vallée. Cette journée fut riche en perceptions. J’ai eu la chance d’escalader la montagne pour m’installer à quelques mètre de la fissure. J’avais une vue plongeante sur la vallée. Cette infinité de petits mammifères volant en groupe, se répartissent en 4 immenses êtres, partant chacun dans une direction différente. Leur corps change de forme à chaque instant dans une symbiose parfaite. Leur perception de l’espace est bien au-delà de ce que je peux imaginer, nous ne pouvons bouger aussi vite sans nous percuter. Alors je me pose la question:

Est-ce que nous pouvons résumer nos sensations à la vue ?

grotte coeur

Et si nous prenions le temps de fermer les yeux, d’écouter nos autres sens, de ressentir. Est-ce que le monde est vraiment comme on l’imagine ?


Partager l'article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    1
    Partage
  • 1
  •  
  •  
  •  
  •