L’économie naturelle

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Depuis que j’écoute les gens parler d’écologie, de nature, je me suis rendus compte d’une chose importante. On voit les problèmes comme des causes globales, quasiment impossible à résoudre. Pourtant les causes sont locales et nombreuses, presque autant que là où vivent les hommes. Chacun pourrait faire la différence en agissant à sa petite échelle, c’est le principe de l’effet papillon. Peu importe où il est, nos actes auront toujours un effet plus ou moins direct à l’autre bout du monde. Nous avons tous de l’influence et nous avons tendance à le sous-estimer.
J’ai l’impression qu’aujourd’hui pour résoudre la pollution, la pauvreté et la famine, les trois problèmes majeurs de la mondialisation, il faut des grandes et complexes machines. Des Aspirateurs géant pour filtrer les gaz à effet de serre, des mégafermes, des usines automatisées… En réalité La solution est bien plus simple, et tout aussi complexe à la fois. A vrai dire, elle existe déjà mais pour la voir, il y a un point sur lequel j’aimerai mettre le doigt, « pourquoi continuer la rupture entre la civilisation et la nature ? » toute la beauté de cette solution réside en une petite chose, fabuleuse, si j’ose dire. Parce que oui, cette solution est proche du conte de fées. Elle tient dans ma poche !

gland

La graine, une usine naturelle:

Savez-vous ce qui différencie cette graine, de n’importe quelle usine ? RIEN, à part sa capacité à se reproduire et s’autoréparer. Notre société à mis en avant la qualité dans la fabrication de ces produits. Qui a une voiture ? Avec elle, nous pouvons traverser le monde, changer l’avenir, mais que se passe-t’il avec le temps ? Elle s’use, elle s’abime, se casse. Et après ? Si personne n’intervient, plus de voyage, du moins plus de la même façon. Vous devrez payer un garagiste, ou pire, racheter une nouvelle voiture ! Et toutes vos économies s’envolent en fumée…. Lorsqu’on plante une graine, elle mettra des années à pousser, elle sera blessé, elle sera malade mais elle continuera sa croissance, jusqu’à arriver à maturité, même sans votre intervention. Et là, ce n’est pas un fruit que vous aurez, ce sont des dizaines, des centaines ! A peine besoin de planter ces nouveaux fruits, si vous les laissez au sol, d’autres arbres pousseront, et votre graine deviendra une forêt. Vous aurez à manger, chouette, mais l’action de l’arbre ne s’arrête pas là ! Leurs racines vont fouiller le sol, aérer la terre, absorber les nutriments, drainer l’eau, créer des abris pour des petits animaux, et cette vie supplémentaire va protéger l’arbre du climat, de ses parasites et peut-être même des vôtres.

 

Un ouvrier pas comme les autres :

 

Est-ce que vous avez déjà regardé un arbre, seul au milieu des champs, de la savane ? Il a l’air si fragile, affaiblis, sa portée est limitée. Il n’a pas de voiture pour voyager, seul ses enfants peuvent migrer à l’autre bout du monde, dans la fourrure d’une bête, un souffle de vent ou dans un torrent d’eau. Mais lorsqu’il se rassemble au milieu de ses pairs, on peut ressentir son impact. Qu’avez-vous ressentis en vous baladant sur un sentier forestier ? En hiver, il fait légèrement plus chaud, en Eté, légèrement plus frais, même humide. Entre le sol et les cimes, les arbres transpirent et génèrent un microclimat. Comme le capital d’une entreprise, il préserve la terre de la sécheresse. Les arbres font des réserves et échangent des ressources pour se renforcer. Si vous lui laisser le temps, la forêt vous donnera toutes les richesses que vous avez toujours espérer et même bien plus. Oubliez le capitalisme, le communisme,… Cette graine est l’économie de demain. Si nous sommes devenus riche au cours des derniers siècles, c’est d’abords parce que nous avons eu confiance en l’avenir. Nous avons accordé des crédits à des entrepreneurs qui se sont lancés à la conquête du monde, ils ont bâtit des routes, trouver des ressources, inventer des recettes, créer des machines pour les reproduire plus vite et mieux que nous. Nous avons acquis tellement de connaissances qu’il faudrait plusieurs vies pour en maitriser l’essentiel.
Nous avons acquis tellement de connaissances que les richesses d’hier sont devenus les bases de notre quotidien. Pour améliorer notre confort, nous avons sélectionner des matériaux avec des capacités bien précises, ils font leur boulot jusqu’à ce que la machine deviennent obsolète et après ? Nous ne savons plus quoi faire, extraire les matériaux pour en faire de nouvelles choses à un cout, rarement à la portée de tous le monde. Il est plus simple d’en racheter une, plus moderne, plus adapté. Alors ces matériaux deviennent des déchets et s’accumulent… Qui a déjà pris le temps d’observer l’automne ? Je trouve ça fascinant, la nature prend régulièrement des vacances. 3-4 mois par an, lorsque le temps des réserves commencent, quand le climat empêche d’accéder aux ressources essentielles, les végétaux se séparent de leurs matériaux inutiles et les jettent au sol, comme n’importe lequel d’entre nous au fond. Et c’est là ou ça devient carrément génial, tous les animaux que l’arbre a protégé, viennent se nourrir de ses déchets, pour les transformer en nutriments qui vont retourner à la terre nourrir l’arbre l’an prochain… C’est là ou j’ai un peu de mal à comprendre les écologistes, ils mesurent le temps de dégradation de nos déchets sans tenir compte de ce détail : « les plantes n’ont pas de système digestifs. »  Ils se focalisent uniquement sur l’érosion, l’action de friction des éléments (eau, vent, roche… On dirait le nom d’un groupe de funk). C’est un peu comme si je voulais manger une voiture sous prétexte que j’ai besoin de fer dans le sang. Ok un type dans le Guinness book à réussit, bravo à lui. Mais quand même, je suis une petite fleur fragile, j’ai besoin qu’on dégrade ce fer usiné. La nature aussi à besoin d’ouvriers pour faire son travail, ils sont juste plus « sexy » que nos citadins. J’aimerai bien qu’on regarde plus la nature avec l’œil d’un économiste que d’un biologiste, on pourrait y voir tellement de choses intéressante. On critique la loi du marché, l’offre et la demande, pourtant c’est exactement ce qu’il se passe dans la nature : il y a des réseaux, pas si secrets quand on regarde bien, où les ressources s’échangent : les rivières, la pluie, le vent apportent les sédiments et les plantes prennent ce qui les intéressent pour faire leur business, puis elles envoient dans l’air leur oxygène contre du dioxyde de carbone pour produire leurs sucres végétaux. On veut défendre la nature en poursuivant cette rupture écolo-industriel. “Les usines c’est moche et ça pue, la foret est jolie et sent bon”. J’aspire à vivre dans une ville où je peux disposer librement des matériaux offerts par la nature et ne dépenser mon argent que pour des ressources lointaines ou de qualité (comme la technologie ou les épices). Je ne veux pas vivre dans une ville où je dois acheter sans arrêt mes besoins de base pour vivre, surtout lorsqu’ils sont emballés inutilement pour prévenir leur conservation. Si ils périment, c’est qu’ils n’étaient pas fait pour voyager aussi longtemps. Comment faisaient nos grands-parents et leurs ancêtres ? Au moyen-âge, les moines ont creuser des milliers de lacs dans toute l’Europe pour pouvoir élever du poisson (certes pour respecter la croyance de manger du poisson le vendredi, mais cette croyance, avait surement aussi une origine médicale, diversifier notre alimentation.)

 

Bâtisseurs de forêts:

Je me réjouis de voir de plus en plus de gens planter des forets, plus qu’un simple devoir, c’est l’occasion de se reconnecter aux autres, de faire une activité de plein-air, de se ressourcer et redécouvrir l’intérêt des grands espaces. Pourtant quand je regarde de plus près, il y a deux choses qui me dérange : en premier, le nombre d’arbres planter en une journée, plusieurs dizaines de milliers (je ne savais pas que c’était une compétition ?), et surtout, généralement, ils plantent le même genre, du conifère, qui poussent plus vite (en Europe). On a l’illusion d’avoir une forêt très rapidement et aussi parce que c’est un très bon bois de chauffe (térébenthine). Ça pose trois problèmes, Tout d’abords les conifères ont un système racinaire très faible (peu profond), non seulement, ils impact peu les sols mais au moindre cout de vents, ils s’écroulent, ce qui peut être assez dangereux. Ils sont aussi assez sensible au feu de forets. Ensuite, un arbre peut produire des milliers de graines, il suffit d’une infime partie germe pour revégétaliser une zone. Un arbre à besoin d’au moins 10m² pour se développer (couvert végétal), donc quand on plante à la chaîne comme ça, la grande majorité va forcément dépérir, ce qui annule tout le boulot accomplis dans la journée. Pourquoi ne pas planter les graines à la volée et les recouvrir d’un tapis de feuilles, comme ça se fait à l’automne ? On aime à se compliquer la vie, quand on ne prend pas le temps de regarder les solutions déjà existantes. Le dernier problème, le plus grave, c’est le manque de biodiversité. La particularité d’une forêt primaire (qui pousse naturellement), c’est qu’elle donne sa chance à toutes les espèces et chacune se développe en fonction du développement de ses voisines. Chacune exploite le sol à sa façon et va produire des ressources que les autres ont besoin, comme dans une ville. Lorsqu’un problème survient, un feu, une maladie, un parasite, certaines sont toujours mieux équipé que d’autres et peuvent prévenir le danger. La forêt primaire va minimiser les pertes, ainsi elle gardera un maximum de ressources pour reprendre très rapidement. Mais quand on plante une seule espèce, elle grandit dans un environnement aseptisé, ni espace, ni ressource. Au moindre pépin, il n’y a presque pas de défense, ça sera un carnage. C’est comme lorsqu’on bombarde une ville, si on rase juste un quartier, les autres pourront le reconstruire après avoir extrait ses victimes. Si on rase toute la ville, il n’y aura presque personne pour la reconstruire. Si on le voulait, ça prendrait énormément de temps.

 

 

Aujourd’hui nous avons les connaissances, dans plein de domaines, devenir expert est relativement aisé en étant passionné, il nous manque juste du temps. Nous l’avons, mais si nous devons passer une éternité à travailler pour acheter notre nourriture, notre maison et notre apprentissage, nous perdons du temps à évoluer, individuellement et collectivement. J’ai envie de construire des villes où la nature et l’urbanisation ont le même sens. Des villes où les gens peuvent, étudier, manger et dormir au milieu des arbres, ne plus craindre la pauvreté, la famine ou même la pollution, parce que tout est localement conçus pour prévenir ces dangers : A chaque matin, il suffit de prendre son vélo ou marcher quelques centaines de mètre pour arriver à l’amphithéatre, un laboratoire ou un bureau, tout en cueillant un fruit dans un arbre le long du chemin pour le dejeuner… Et lorsque la nuit s’annonce, nous rejoignons des sanctuaires végétals, ou notre maison construit selon nos envies au milieu de grands espaces végétalisé. Je rêve d’un endroit où l’urbanisation n’est plus dicté par les facilités de construction du bâtiment (4 murs en carré, un toit triangulaire, des logement assemblé en immeubles), L’accès à internet permettrait à chacun de donner libre cours à sa créativité et même celles des autres, donner un coup de main deviendrait un hobby. Et ça commence déjà par connaitre la forêt, aller à sa rencontrer, découvrir la faune et la flore. La première mission auquel je m’emplois: FORESTMAKER

 

cliff village ii - alanise


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