Fille de l’orient

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Un autre lieu, un autre temps…
Le long de la course du soleil, au cœur d’une immense bâtisse, à l’ombre de l’oasis.
Elle pouvait l’apercevoir. Il était là agenouillé face à l’estrade.
Vêtus de peaux du nord de la mer, son regard se perdait dans les arabesques ornant les murs.
Une barbe hirsute auréolant son visage en masquait la sagesse. Elle n’aurait su dire si il avait vingt ou quarante ans.
L’étranger et son équipage se prosterne devant leur hôte, un homme fort, le regard aussi puissant et riche que la décoration du salon.
Elle aurait du être à ses cotés ou occupé à son enseignement. Comme parfois, elle se cachait parmi les servantes, a l’heure dansante. Aussi richement vêtus que ses compagnes, d’étoffes fines et douces, chaque rayon de lumière les traversait, faisant resplendir la peau comme le plus délicieux des trésors. Les couleurs et les formes galbaient son corps dévoilant une créature céleste, offrant ses talents aux hommes le temps d’un instant. Les ailes de soies accrochées aux bracelets ornant ses poignets glissaient à chaque mouvement, chaque courant.
Et a cette seconde, cachée parmi les femmes, toutes vêtus comme les déesses du désert, celle-ci chaste de la passion, en sentait naître au plus profond d’elle, la graine mystérieuse.
_ Emir, c’est une somptueuse demeure qui vous offrez à ma vue, et mon nez se délecte de cette odeur exotique, annonça l’étranger.
_ Du Jasmin, la perle de l’oasis mon ami, tu auras bien l’occasion d’y faire un tour plus tard, assis-toi parmi les coussins et repose-toi, un thé ?
_ Avec plaisir, en s’asseyant à l’endroit désigné en même temps que le maître des lieux.
Un jeune homme s’avance pour servir la boisson. Une musique surgit du fond et semblant se rapprocher pour remplir la pièce. Les danseuses, discrètes comme des statues, se mettent lentement à dévoiler leur charmes dans une danse hypnotisante.
Jamais il n’avait vu si beau spectacle, tel harmonie. L’émir s’agita brusquement avant de se raviser subtilement. Diplomate, le premier n’interrompis pas la magie et suivit discrètement le regard de son hôte, remarquant l’une des danseuse sensiblement plus jeune et plus gracieuse que les autres.
Leur regards se croisèrent et le temps sembla se figer, l’or fondre et la musique les enlacer.
Dans le salon, on aurait presque pu entendre les battements de cœur, comme des tambours assourdissant. La danseuse s’écarte du groupe pour sortir de la pièce au rythme des notes sans briser la magie de l’orient, doucement s’apaisant.

La représentation laisse place à une discussion animée, culture et commerce se partage des heures durant avant que chacun rejoigne ses quartiers. Le voyageur exténué, marche tranquillement dans le couloirs, mais son instinct lui indique qu’il est épié. Il guette les ombres mais sans apercevoir ce regard de biche orientale assouvir sa curiosité. Que risque-t’il ? Il s’allonge sur le lit de coussins richement brodés. Face au Balcon, les derniers rayons de soleil caresse la cime des palmiers d’une lumière rosée. Un petit sifflement se fait entendre au bas de la porte en bois, une lettre glissé sous la porte. Un étrange message :
«  Le chameau traverse le désert des jours entiers,
Au château, la source masque les délices de la clef. »

Un chameau, une source, une clef, des délices ? Il vrai que ce petit paradis perdus, cache son jeu, mais il est bien tard pour les énigmes, demain est un nouveau jour…

Bien matinal comme tout aventurier suivant la course du soleil, l’aube caresse son visage reposé. S’installant au balcon, il contemple les jardins du palais, des terrasses presque à pertes de vue, des arbres à ne plus les compter, d’ornement ou fruitiers, et un étang au fond ou des servantes batifolent en s’occupant de la lessive. Un oiseau se pose sur le rebord de la balustrade, un petit chanteur à la voix langoureuse, mais pas autant que celle qu’il couvre maladroitement, surgit d’un coup à ses oreilles. Derrière les arbustes, il aperçoit les formes d’une servante, du moins le suppose-t’il. Il ne l’aperçoit que par bribes à travers le feuillage, mais soudain elle se relève, dressant la tête pour sentir la caresse du soleil. Elle croise son regard, dévoilant ce que les tissus cachait la veille. C’est Elle la jeune danseuse… l’étranger vacille sur le rebord. Il se reprend mais déjà la silhouette a disparus. Il se laisse vagabonder quelques minutes à ses pensées. Sa voix, ses hanches,… Ses seins. Il n’y a aucun doute, ils valent tous les saints de sa patrie. Le voyageur souffle ses pensées, elles ne sont pas digne d’un gentilhomme, retournant à ses affaires, il enfile sa tenue. Curieusement propre et pliée, quelqu’un s’en est occupé durant la nuit. Il se dirige vers le séjour où l’attend un déjeuné comme seul on sait le préparer dans les oasis, mélange de fruits, et quelques morceaux séchés de viandes, ainsi que d’autres mets plus exotiques. Les servants déjà s’activent, mais les danseuses sont absentes hélas. L’émir le rejoint quelques minutes plus tard. Le repas se fait plutôt silencieux pour faciliter la digestion mais déjà on aborde les activités de la journée, prévoyant cette fameuse visite de l’oasis.
_ J’en serais honoré, votre jardin semble remplis de plus de trésors que cette pièce, s’exclama joyeusement l’invité en montrant les étoffes et les objets d’arts.
_ Vous me flattez, mais le jardin n’est pas mon loisir, c’est en réalité la passion de ma fille. En finissant sa phrase, d’un geste de la main, il fit apparaître tel un génie, une jeune femme dans son dos, discrète et élégante dans sa robe bleue. Quelle surprise de découvrir celle qui rayonne depuis la veille, s’asseoir aux cotés de son père et saluer d’une voix réveillant le souvenir du lac.
Un silence s’installe dans le salon. Les servants semble avoir disparus. L’émir capte la gêne qui s’est installé et tente une explication maladroite :
_ Mon ami, je vous présente cette fleur du désert, ma fille, Esperance. Vous avez pu l’apercevoir parmi les danseuses la veille, un brin facétieuse, elle aime parfois s’y glisser pour espionner. Dit-il en lançant un regard de reproche paternel à la jeune femme.
_ Ne pas l’apercevoir aurait été offensant pour elle, si je puis me permettre. Vous dansez comme une déesse descendus pour exprimer aux hommes, la grâce des cieux. Annonça solennellement le voyageur dans une révérence polie à la femme. Leur regard se croisent à nouveau avec toujours cette même électricité flottant dans l’air.
_ Merci, mais je n’ai pas l’honneur de connaître votre nom si je ne m’abuse, marcheur du Nord ?
_ Tom, pour vous servir mademoiselle. Les yeux plongés dans son regard brun comme l’écorce.
_ …Et m’accompagner au jardin, si le cœur vous en dit. En tendant son bras au jeune homme.
_ Bien, maintenant que les présentations sont faites, je suis au regret de vous laisser, des affaires urgentes m’appellent dans mon cabinet, je vous rejoindrai plus tard. Leur hôte s’éclipsa dans l’escalier avant de les laisser dans une contemplation mutuelle gênante.
La jeune femme entraîne son invité dans l’allée centrale, à l’ombre de la voute. Elle se retourne et brusquement dépose une gifle sur la joue de l’homme, avec une violence dont on ne se douterait pas de sa part. Le jeune homme se redresse pour contempler la demoiselle inexpressive. Son cerveau en ébullition entre la fureur du moment et celle des moments précédents, il cherche à lire en elle.
_ C’est pour m’avoir surpris à la caresse de l’eau. Avant qu’il ne puisse assimiler l’information, elle s’approche de lui et dépose ses lèvres d’une caresse humide sur les siennes et revient à sa position.
_ Et ça, c’est pour ?…
_ Me surprendre les moments à venir.
Tom, confus, se dit que c’est sûrement une histoire de chameaux, de châteaux et de sources. Il reprend le bras de la demoiselle et la suit dans le jardin. Elle lui parle des différentes espèces, de recettes à préparer, de leur vertus médicinales et pour certains, les souvenirs qu’ils lui évoquent. Elle a une façon de raconter, à la fois calme et enthousiaste. Elle le sent happé par chacun de ses mots. Elle l’amène vers un vieil arbre semblant avoir vus plusieurs siècles, un sycomore trapus, le doyen du domaine. Ses racines dansent dans le sable et laissent parfois comme des orifices pour s’y installer confortablement, ce que fait la fille de l’émir en invitant son hôte à la rejoindre. Blottis contre elle, celle-ci l’initie à l’art de l’écoute, ses sens en éveil, à l’affût du bruissement des feuilles, du murmure du vent, du ruissellement de l’eau, et tant d’autres sons. L’émotion glisse une main sur la cuisse de la danseuse. Ses lèvres viennent se coller contre l’oreille du voyageur qui, bousculé dans la réalité par des susurrements langoureux, rougit comme une tomate. Comment ne pas le devenir lorsque votre guide partage avec vous, le secret de ce lieu qui a vu naître ses premiers émois intimes et la découverte de son corps maintes fois à la caresse du vent fureteur et de ses doigts de plus en plus agiles avec le temps. Caresse dont elle l’initie d’un baiser sur la bosse pointant de son pantalon. Un regard moqueur après l’habile travail de la langue entre ses lèvres grandes ouvertes de surprise annonce le départ soudain de la femme à travers le jardin, tandis que le voyageur abasourdis, reste assis là, tentant peu à peu de rassembler son esprit déchiré par l’émotion.
Combien de temps s’était écoulé, Tom n’aurait sur le dire. Quelques minutes ou des heures, mais sans guère d’autres options, il décide de partir à la recherche d’Esperance. Parcourant le labyrinthe végétale, errant sans succès, finalement s’en retourne à la demeure, s’imaginant à la vue du soleil couchant que le repas doit être prêt.
A la table se présente un véritable banquet et les danseuses s’apprêtent à leur office sur l’estrade, il cherche mais elle n’est pas parmi les autres cette fois.
_ Bien Tom, comment s’est déroulé la ballade dans les jardins ? Annonce la voix au bas de l’escalier, découvrant un monarque prêt à dîner. Le maître des lieux est vétus à la hauteur de la décoration de la demeure.
_ Surprenante ! Répondit le voyageur jovial avec une note de confusion dans la voix.
_ Oh elle vous as montré le Sycomore ! S’exclama t’il dans un grand éclat de rire.
Avant qu’une quelconque réponse puisse voir la lumière du palais, un raclement théâtrale résonna et les huit jeune filles dévoilèrent toute leur grâce dans des gestes subtiles et des déhanchements du ventre envoûtant. Des rondes et des combinaisons acrobatiques découvrent des arabesque plus enivrantes que celles ornant les façades. Les voiles à leurs membres volent à chaque geste montrant leur courbes harmonieuse caché dans un bikini ornementé. Leurs mains s’unissent dans une danse au rythme de plus en plus profond et les décors semblent devenir flous… Et derrière le groupe surgit la neuvième… Si on n’était pas captivé par ses charmes mystérieux, on pourrait découvrir qu’elle est nue. Des peintures dessinent des motifs semblant prendre vie sur sa peau, suivant la courbe de son corps et de ses bras glissant sur l’air. Ils appellent, ils ondulent dans une danse entraînant le voyageur à la rejoindre. Sans s’en rendre compte, il s’est levé et autour de lui, tout s’effrite, les richesses s’envolent et les couleurs s’assombrissent. Le salon devient un sanctuaire… La neuvième, la fille de l’Emir est une autre, Déesse mystérieuse accueillant en son temple son élu, sa voix résonne caverneuse :
_ Mon aimée, tu contemples le secret des dieux, un lieu où s’offre à toi la richesse infinis…
Tom contemple la femme à la jeunesse éternelle s’approcher de lui. Ses yeux brûlent d’une passion que jamais il ne contempla avant, ses lèvres semblent boire le temps lui-même, glissent sur les siennes dans une légère sensation de fraîcheur. Ses mains saisissent celle du voyageur pour les poser sur ses courbes et les derniers vêtements voilant l’intimité céleste. Patiemment, elle le laisse explorer ce que sûrement aucun homme n’a eu l’opportunité de découvrir auparavant : le corps d’une déesse.
Il glisse sur sa peau, plus douce que la soie, le long de ses orbes ferme. Elle saisit sa main et l’entraîne sur ses rondeurs, sentir l’essence vitale du monde bouillonner dans son cœur. Le sien s’emballe au rythme de la Femme alors qu’il dévoile peu à peu le tissus. Il semblant fondre dans la réalité elle-même découvrant une auréole rose à la pureté infinis, une pointe dure qui n’appelle qu’a être mordus et lécher. Esperance, tombe la tête en arrière, aux affres de l’extase, sous les coups de langue. Sa main saisie son amant pour le coller contre son corps brûlant. Elle caresse son dos tandis qu’il achève de la mettre à nue en son sanctuaire : seules les étoiles scintillantes, sont témoins de l’amour divin. Elle pousse son corps contre le sol et ses jambes fuselées enlacent les hanches du voyageur. Assise sur lui, sa langue explore la bouche de celui-ci. Sa main tâte son corps, glissant le long de sa poitrine jusqu’à son sexe dressé. Doucement, ses doigts glissent dessus alors que son amant l’amène à Elle pour calmer le feu de la passion, sentir ses pommes galbées s’écraser sur sa peau et ses tétons dures caresser son torse. Il sent son sexe se couvrir d’hydromel et doucement, des lèvres se posent sur son extrémité dans un va-et-vient langoureux.
Esperance ondule et peu à peu le sexe pénètre en elle, pendant qu’elle dévore du regard celui qu’elle a choisit. Ses lèvres s’étirent dans un gémissement et la danse entre ses fesses s’accélère, ses cuisses se ressèrent. D’une main, elle incite son amant à s’allonger pour le chevaucher intégralement… Quelle vue plus magnifique puisse-telle offrir aux hommes que celui de ses seins gourmands se balançant en rythme, ses cheveux cascadant sur ses épaules, la sueur ruisselant sur sa peau au rythme de ses gémissement amoureux. Ils virent au cris extatique lorsque la cadence augmente entre ses reins…

Chaque muscle de son sexe se contracte sur le muscle puissant de l’homme, celui-ci l’accompagne à chacune de ses envies. Le temps et l’espace n’ont plus de prise sur leur amour.
Le nectar coule entre ses cuisses, clapotant contre ses jambes à chaque coup de rein, la graine de la passion fleurit en elle. La réalité se brouille, les gémissements diminuent et un dernier jet cascade sur le sexe dont elle se retire. Elle glisse à genou sur le coté et contemple l’homme de ses rêves prêt à jouir en elle. Dans une ultime offrande, elle glisse son ventre contre le sol humide et brandit ses fesses à la vue de son amant pour lui permettre d’y glisser son désir puissant.
Tom répond à l’invitation de son amante céleste et avant de la pénétrer, contemple la vue la plus magnifique que la terre ai porté, cette fleur glorieuse et fertile, dont la mouille perle sur les parois comme une rivière amenant la vie dans la plaine. Esperance, impatiente agite ses lèvres gonflées de désir. La parade dévoile son petit trou vierge, sauvage et mystérieux.
Un gémissement gronde aux oreilles de l’homme qui se fait passionné lorsqu’une main agile et douce saisit son membre pour le guider entre les lèvres de la gourmande déesse. La croupe de cette dernière se cambre pour faciliter la pénétration et saisissant à pleines main les deux bosses délicieuses, Tom ramène la croupe de la femme sur son sexe à un rythme de plus en plus passionné. Les fesses semblent venir sans son aide, sentant les muscles de l’organe céleste se contracter spasmodiquement. Il claque une petite fessée sur sa fesse droite pour l’encourager, ce qui se traduit par un gémissement plus prononcé, au bord de l’évanouissement, jaillit enfin le grand chaos : le Nectar abonde et le chant divin aussi, les reins enserrent le sexe, tandis que lui aussi se contracte.
Les deux amants explosent dans un orgasme simultané… Déferlant une puissance qui les assomment tous les deux d’extase, encore imbriqué l’un dans l’autre.
Le décor de la chambre reprend sa place dans le monde de la jeune femme, ayant offert sa virginité à l’invité, celui-ci reposant un sourire béat à ses cotés. Elle observe le premier qui habite sa couche et sait qu’il ne l’oubliera jamais tandis qu’elle dépose un baiser sur ses lèvres et sur son sexe. Puis Elle songe au pays du sycomore de son enfance, l’emmenant dans des fantasmes au dela de ce qu’elle avait pu imaginer avant sa Renaissance.

 

crédit: nicopeinture


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