Un monde de génies

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Et si le monde était rempli de génies qui s’ignorent ? J’ai découvert à l’école et en dehors, des gens tout au long de l’histoire humaine qui ont façonné notre monde. L’exemple le plus courant étant Albert Einstein. Pourtant le génie semble dépasser les simples connaissances, quand on regarde le contexte, il y a de nombreux facteurs qui ont forgé ces humains. Bien sur ils avaient des capacités innées comme Léonard de Vinci, mais est-ce qu’ils auraient traverser les siècles sans avoir fait des rencontres, découvert des endroits inspirants ? Ma réflexion part d’un constat assez simple. Grâce à la télé, j’ai pu suivre la carrière de personnes médiatisé et notamment des acteurs, plus ou moins dans le désordre. Chez la plupart d’entre eux, il y a un énorme décalage psychologique entre leur débuts et leur apogée actuelle. On parle de maturité et ça peut paraître normal, sauf que le cinéma offre la chance de vivre des dizaines de vies quand la plupart d’entre nous cherche leur voie, c’est un excellent incubateur ! l’exemple le plus marquant reste Tom Hank avec ses débuts dans Big ou Forrest Gump de l’Adolescent un peu maladroit au quadragénaire « imposant » Il y a des dizaines de films, des dizaines de mondes… Et ce truc n’est pas unique, je le remarque chez la plupart des grands acteurs. La passion, le travail se lit presque dans leur jeu, je pense à Arnold Schwarzenegger, de Conan le Barbare, à Arnold le Sénateur… On peut citer aussi Brad Pitt, Tom Cruise, Angelina Jolie, Jennifer Anniston qui passe de la jeune bénévole timide dans Code Quantum à la patronne endiablée dans Comment tuer son Boss, bref… Leur caractère, leur intelligence est plus développé que la plupart des gens que je croise, alors je me pose la question.
Aujourd’hui nous allons pour la plupart à l’école, même sans avoir de bonne notes, un adolescent est déjà plus « intelligent » que la plupart des adultes du siècle dernier, il sait qu’il vit dans un vaste monde remplis de surprises. Et pourtant ce sont ces notes qui vont résumer sa vie, son âge, pour passer un diplôme, trouver un emploi…

J’ai été surpris de découvrir que Léonard de Vinci ne connaissait pas le Latin et le grec, l’équivalent de l’anglais aujourd’hui. La plupart des ouvrages scientifiques de l’époque était rédigé dans ces langues. Il avait aussi des difficultés en mathématiques, ce qui l’a empêché de suivre une formation scolaire standard. Au delà de ça, il a grandit dans un environnement propice à la curiosité, entouré de gens sages et grandissant à la campagne, il pouvait explorer et bricoler à sa guise… Le monde alentour offre tout un tas de questions, alors qu’aujourd’hui, on nous donne seulement des réponses, sans le contexte. A son adolescence, il intègre un atelier à Florence après avoir fait la démonstration de sa curiosité. Cette école de la renaissance regroupait tout un tas de domaines d’expertise, dans les arts mais aussi les sciences, passant de la peinture à l’ingénierie militaire pour la défense de sa ville.
Toute mon enfance, je me demandais comment construire une maison, la base même de la civilisation humaine. J’ai passé 15 ans à l’école à apprendre tout un tas de truc sauf l’essentiel.
J’ai posé plusieurs fois cette question innocente « A quoi ça sert d’apprendre tout ça ? » et toujours on me parlait de « Culture générale ». Après 10 ans dans la vie active, je ne constate pas vraiment l’efficacité de la culture générale sur la curiosité, bien au contraire, je trouve mon entourage assez rigide et peu ouvert aux nouvelles idées. Bien sur aujourd’hui je comprends aussi qu’essayer de nouvelle choses, c’est de l’énergie à dépenser (pour ne pas dire de l’argent), construire un système sans l’assurance qu’il fonctionne. Pourquoi prendre des risques ?
Leonard de Vinci m’a toujours fasciné, il a écrit, dessiné et penser des machines par dizaines et vécus jusqu’à 67ans, un âge honorable pour l’époque. Si il est connus c’est parce qu’il a laissé énormément de traces, l’Histoire est faites de traces, et le plus fou dans tous ça, c’est que la plupart de ses machines ne fonctionnaient même pas (surement parce qu’il n’a pas eu l’occasion de les tester sur le terrain, et de les améliorer). Combien de génies ignorons-nous, d’hier et d’aujourd’hui, des gens qui ont façonné le monde, Alexandre avait à peine 20 ans lorsqu’il a unit l’Asie et l’Europe dans son empire, mais c’était un noble, accompagné de précepteurs et entouré de soldats, il avait les moyens de réaliser ses ambitions… Et pourtant quelques siècles plus tard, à l’autre bout du monde, Gengis Khan était un paysan. Il a unit son peuple et a fait le chemin inverse. Avec des chevaux et des flèches, il a étendus son territoire de la Chine jusqu’aux Balkans. Bien sur lui aussi à grandi dans un contexte favorable, les grandes plaines Mongoles étaient adaptées pour apprendre à utiliser les ressources sur de grandes distances. L’Histoire est pavé d’exemples comme ça, des gens qui sont allé au bout de leur idées et ont inspiré l’humanité. C’est intéressant d’observer le contexte, d’observer ce qui a transformé ces enfants en « leader ».

 

Est-ce que l’école offre les compétences développées par le parcours de ses hommes ? Surement pas, chaque situation est différente et demande une analyse, une décision. Comment peut-on appliquer la même procédure à toutes les situations de la vie, avoir confiance en son jugement sans expérience ?  Et si au lieu d’amener les enfants à l’école, on amenait l’école aux enfants… C’est exactement ce que font les animaux, durant leur développement, ils jouent, cours, se battent, observent leur environnement, testent des choses avec leur corps. Avec les essais, ils apprennent à chasser leur nourriture, protéger leur territoire, survivre… C’est l’un des éléments fondateurs que j’ai retenus de ma formation BAFA, chaque activité, jeu sert à former l’enfant, développer ses capacités et en comprendre le fonctionnement…
Pourtant aujourd’hui le jeu est devenu une simple drogue, à usage récréatif. Au lieu de booster les capacités, le physique, la créativité, la cohésion, etc… Ils les inhibent, dans un banal esprit de compétition. J’en suis le premier témoin. Le jeu ne sert plus qu’à tuer le temps, à attendre la mort ou un travail frustrant. Comment peut-on observer le monde si on occupe notre esprit au moindre temps libre ? Il y a une étude qui a circulé ces dernières années disant que le quotient intellectuel (QI) de la nouvelle génération serait en baisse. J’ai fait beaucoup de ces tests et tous sont basés sur des données purement mathématiques, des réflexes présents. Ils sont par nature biaisés, car ils ne prennent pas en compte le contexte social dans lequel nous évoluons. Personnellement je pense que c’est surtout notre attention qui baisse, et nos capacités intellectuelles s’adaptent à notre perception de l’environnement.
Connaissez-vous Michael Faraday ? à 14ans, il travaille chez un relieur, ce qui lui offre l’opportunité de lire un tas de livres et notamment des essais de chimies. Il fit ses propres expériences pour vérifier la nature de ces connaissances, jusqu’à ce qu’un des clients du magasin lui fasse découvrir les conférences de l’institut des Sciences de Londres, après avoir assisté à une conférence sur l’électricité présenté par Humphray Davy, il retranscrit ses notes dans un livre, qu’il lui présenta. Le savant, à la tête de l’institut décida de l’engager comme assistant. Ce petit gars qui n’a pas vraiment eu l’occasion d’aller à l’école, est à l’origine de l’invention du moteur. C’est grâce à ses travaux que la plupart des machines actuelles fonctionnent. Et le plus fou dans cette histoire c’est qu’il n’y connaissait pas plus en mathématiques que Léonard de Vinci. Il a fallut l’aide de James C. Maxwell pour mettre en théories ses travaux… Il observait, il essayait et se corrigeait. Il persévérait parce qu’il aimait ce qu’il faisait. Il a pris la place de son maitre à la chair de l’institut des Sciences de Londres jusqu’à être atteint d’Alzheimer… Et pourtant ses plus grandes découvertes étaient encore à venir.

 

Aujourd’hui, il y a tellement de connaissances, tellement de domaines à explorer qu’il faudrait plusieurs générations pour en faire le tour, et même là il y aurait encore des choses à découvrir. C’est surement ça qui rend le choix si difficile, mais aussi ce qui rend la connaissance si fascinante. Nous pouvons accéder aux cours, aux conférences sur internet, selon notre humeur et notre envie. Les opportunités sont là. La connaissance est bon marché, et le plus géniale dans tous ça, c’est que votre outil principale est fournit à la naissance, GRATUITEMENT, même pas besoin d’acheter un cerveau ! Pourquoi se lever aux aurores et arriver en cours déjà fatigué ?

 

J’entendais souvent petit que « la vie est faite d’expériences », nous vivons dans un monde si complexe que la possibilité de s’émerveiller apparaît dès le réveil. Peut-être accordons-nous trop d’importances aux connaissances aujourd’hui, comme nous en accordions trop à la Force autrefois.
Ernest Hemingway, écrivain génial qui s’est nourrit de sa vie d’aventurier, a écrit un jour :
« Je m’instruit auprès de chaque homme, car chacun m’est supérieur en un quelconque domaine. »

La vie est UNE expérience. Chaque instant nous pousse un peu plus vers le génie si on le souhaite.

Au-delà de nos préjugés.

Le cerveau d'un éléphant


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